Dernières heures

Budget : notre région a besoin de solidarité et de développement, non pas d’austérité et d’hausses de tarifs

7 avril 2015 | par Tommy Gauthier
Budget : notre région a besoin de solidarité et de développement, non pas d’austérité et d’hausses de tarifs
Actualités régionales
0

Le transfert du fardeau fiscal de l’État vers ses citoyens préoccupe l’Acef – Appalaches-Beauce-Etchemins. Alors que le ratio de la dette des ménages québécois par rapport à leur revenu disponible atteint un sommet à plus de 163%, l’Acef s’inquiète des mesures d’austérité qui affecteront plus durement la classe moyenne et les plus démunis. Rappelons que depuis le début de l’année, les consommateurs québécois sont affectés par une série de mesures qui viennent gruger toujours un peu plus leur budget (taxe sur l’essence, sur les assurances, prix de l’électricité, garderie etc.).

L’austérité à l’encontre du développement régional et de la lutte à la pauvreté

Comme le démontre le taux d’endettement historique des ménages, la marge de manœuvre des Québécois est limitée. Pourtant, les signaux envoyés par le gouvernement sont loin d’être encourageants. Par exemple, les coupures effectuées à la SDE, au Cegep de Thetford Mines et au Carrefour jeunesse Emploi Frontenac, risquent d’affecter le développement économique et social de notre région. Les programmes de ces organismes viennent appuyer directement les individus, notamment les jeunes, dans leur démarche de prise en main, qui les pousse à se dépasser, à créer des entreprises ou à retourner sur le marché du travail. Toutes ces démarches leurs permettent d’améliorer leur sort, parfois de sortir de la pauvreté et contribuent directement à enrichir la collectivité. L’Acef-ABE est a même de remarquer que les problèmes budgétaires et d’endettement des individus, sont d’abord et avant tout le résultat de revenus trop faibles.

Par ailleurs, les coupures récentes annoncées dans les programmes d’aide aux logements et d’aide financière de dernier recours affecteront surtout les personnes les moins bien nanties. Comme l’explique François Décary directeur de l’Acef-ABE :  » Alors que les besoins sont estimés à 10 000 unités de logements sociaux par année, le gouvernement n’en financera plus que 1500 par année, dont la très grande majorité se retrouveront à Montréal et Québec, avec un peu de chance, la région en obtiendra quelques unes. De plus, les programmes Réno-Village et Réparation d’Urgence n’ont pas eu de financement l’an dernier, ce qui peut avoir poussé des gens à quitter leur maison ». Au niveau des prestations d’aide sociale, qui rappelons le fournis à une personne avec contrainte au travail, un revenu total de 747$ par mois. Les récentes coupures qui devraient faire économiser 16 millions de dollars à l’État semblent aussi indécentes, notamment puisqu’elles affecteront des personnes qui vivent déjà sous le seuil de la pauvreté.

Enfin, si l’Acef-ABE est d’avis que l’objectif du gouvernement de revenir à l’équilibre budgétaire est louable, nous croyons que les moyens mis de l’avant pour y arriver et le rythme auquel les coupures sont effectuées sont dommageables à la fois pour la croissance économique que pour le maintien du tissu social et de la solidarité dans la région.

Rediffusion | Source : François Décary. Directeur, Association coopérative d’économie familiale – Appalaches-Beauce-Etchemins

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *