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Le lac à la Truite d’Irlande choisi parmi plus d’un million de lacs canadiens

7 juin 2017 | par Tommy Gauthier
Le lac à la Truite d’Irlande choisi parmi plus d’un million de lacs canadiens
Socio-culturel
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Le lac à la Truite d’Irlande sera scruté à la loupe par une équipe de scientifiques canadiens cet été, dans le cadre d’un vaste réseau de recherche pour améliorer la santé des lacs du Canada, appelé « Lake Pulse » ou le « Réseau du CRSNG sur l’état des lacs du Canada ».

Comme gagner la loto scientifique

Que le lac à la Truite fasse partie des 92 lacs québécois retenus à ce jour pour cette étude, sur une possibilité de 191 866, est une nouvelle extraordinaire! « Comme notre sélection est aléatoire, c’est un peu comme gagner la loto étant donné le nombre de lacs possibles », explique le professeur Yannick Huot, directeur scientifique du réseau basé à l’Université de Sherbrooke.

Au total, 680 lacs canadiens seront échantillonnés au cours des trois prochaines années par plusieurs des meilleurs limnologistes du pays. L’objectif est de brosser un portrait de la santé des lacs canadiens et de trouver des solutions pour moderniser leur intendance. Le projet, qui s’échelonne sur une période de cinq ans, est une première au pays!

Protéger une ressource précieuse

« Le Canada possède plus de lacs que tout autre pays dans le monde, soit plus d’un million. Il devenait essentiel de connaître l’état de santé actuel des lacs canadiens afin de mieux protéger cette précieuse ressource face aux menaces actuelles et futures », explique M. Huot. « Au nom de mes collègues du réseau, j’aimerais remercier le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada de nous permettre de mener cette étude pancanadienne. »

Le Gouvernement du Canada investit en effet 5,5 millions de dollars dans le cadre des subventions de partenariat stratégique du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).

Deuxième partenariat d’envergure pour l’APLTI

L’APLTI se considère privilégiée d’avoir été choisie pour l’échantillonnage du réseau du CRSNG. Avec l’étude paléolimnologique de la rivière Bécancour et de ses lacs, réalisée par l’Université de Laval au cours des quatre prochaines années, et le réseau du CRSNG, l’Association recueillera beaucoup de données qui l’aideront à poursuivre le travail qu’elle a amorcé en 2015.

Rappelons que le lac à la Truite a été classé hypereutrophe par le ministère du Développement durable et qu’il s’agit du stade maximum d’eutrophisation d’un cours d’eau. Ensablement alarmant, présence de mousse, fleurs de cyanobactéries, odeurs nauséabondes, croissance excessive de plantes aquatiques… Ce sont là quelques exemples des problèmes auxquels fait face le lac à la Truite depuis plusieurs années.

Pour plus d’information sur le projet de recherche, visitez le site du réseau CRSNG : http://lakepulse.ca

Contact : Réjean Vézina

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