mai 26, 2022

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Débat Macron-Le Pen: les moments clés de l’élection française en tête-à-tête | France

Les deux finalistes des élections présidentielles françaises se sont affrontés dans un débat télévisé en direct qui pourrait être crucial pour persuader les électeurs hésitants – en particulier à gauche – quatre jours avant le vote décisif du second tour. Voici quelques-uns des faits saillants de ce qui était, dans l’ensemble, un échange beaucoup plus civilisé que leur rencontre il y a cinq ans :

Invité à ouvrir le débat en précisant quelle sorte de présidente elle serait, Marine Le Pen dit qu’elle serait « une présidente du quotidien, de la valeur du travail… Une présidente de fraternité nationale, fédérant le national autour d’un projet collectif. Un autre choix est possible », dit-elle. Macron dit avoir traversé une « période difficile » avec le pays, une période où « les peurs, les inquiétudes sont là ». Il entend continuer à le faire car « je crois que nous pouvons rendre notre pays plus indépendant et plus fort ».

Crise du coût de la vie : Selon Le Pen, sept personnes sur 10 estiment que leur pouvoir d’achat a baissé au cours des cinq dernières années. Elle dit qu’elle réduira les impôts, récompensera le travail acharné et aidera les personnes vulnérables. Je vais « rendre aux Français leur argent », dit-elle, à hauteur de 150-200 € par mois et par foyer. Macron dit que le pouvoir d’achat a augmenté sous sa présidence mais admet que « la vie devient plus chère ». Il dit qu’il est plus efficace de plafonner les prix que de réduire les impôts, et note que Le Pen a voté contre le plafonnement des prix au parlement. Il note également que la promesse de Le Pen d’augmenter les salaires de 10% n’est pas dans son cadeau : « Ce sont les employeurs qui décident cela. » Macron ajoute que les mesures de son gouvernement ont maintenu l’inflation nettement plus faible en France que chez ses voisins de l’UE.

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Police étrangère: Le Pen félicite Macron pour les mesures qu’il a prises pour aider le peuple ukrainien « au nom de la France », mais remet en question les sanctions de l’UE contre la Russie, qui, selon elle, « feront un mal énorme au peuple français ». Macron contre-attaque, soulevant le soutien de Le Pen à l’annexion de la Crimée par la Russie et le fait que son parti a contracté des emprunts bancaires russes. « Vous êtes dépendant du pouvoir russe, et de M. Poutine », dit Macron. Le Pen insiste, avec véhémence, sur le fait que les prêts ne signifient pas qu’elle est influencée par Moscou : « Je suis une femme parfaitement libre », et rappelle à Macron qu’il a reçu le dirigeant russe à Versailles. Sur l’Europe, Macron dit: « Vous voulez toujours quitter l’UE, vous ne le dites plus. » Le Pen le nie : « Je veux que la Commission européenne respecte les nations souveraines – je veux changer l’UE, pas la quitter. » Macron l’accuse de déguiser ses véritables intentions : une grande partie de son programme, dit-il, serait contraire aux lois et principes de l’UE : « Vous ne pouvez pas changer les règles d’un club de 27 membres tout seul, simplement parce que vous êtes Marine Le Pen. . Votre projet est un projet qui réduirait la France. »

La politique sociale: Sur le sujet controversé des retraites, Macron propose d’étendre progressivement l’âge de la retraite à 65 ans d’ici 2031, avec des exceptions pour les emplois physiques particulièrement pénibles. Le Pen appelle cela « une injustice insupportable » ; elle dit qu’elle placera l’âge de la retraite entre 60 et 62 ans, avec 42 années de cotisations requises pour une pension d’État à taux plein. Macron dit que son plan n’est pas réalisable. Le Pen s’en prend au « bilan économique épouvantable » du président, surnommant Macron « le Mozart de la finance ». Elle est sceptique quant à l’affirmation de Macron d’avoir réduit le chômage de 9,6 % à 7,4 % ; il le défend avec des données internationales. Macron se dit également « assez fier » des mesures économiques d’urgence de son gouvernement pour soutenir les emplois et les entreprises pendant la pandémie et demande à savoir ce que Le Pen aurait fait à la place.

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Environnement: Le Pen dit que l’une des principales causes de la crise climatique est le marché libre mondial ; elle dit que « tout son projet » est construit autour du « localisme ». Macron dit qu’elle n’est pas logique : les énergies fossiles sont un contributeur majeur au réchauffement climatique, mais elle propose de baisser la TVA sur l’essence et le diesel. Il accuse Le Pen d’être un climato-sceptique, observant : « Il n’y a pas une seule proposition écologique dans votre projet. » Il critique sa proposition de démanteler les parcs éoliens déjà construits et d’interdire les futurs.

Numérique: Le Pen dit qu’un Google européen « aurait dû être lancé il y a des années ». Macron affirme que la France est le pays qui « produit le plus de start-up » en Europe, mais ajoute que Google, Apple et Amazon sont nés aux États-Unis « en raison de la taille du marché américain. Le marché de la France doit être toute l’Europe ; Quiconque n’aime pas l’Europe ne peut pas développer des champions numériques. »

Crime: Le Pen dit que le crime et la sécurité sont « Un enjeu absolument essentiel. La situation dans le pays est vraiment très mauvaise… Nous sommes confrontés à une vraie barbarie. » Elle dit que c’est l’une des raisons pour lesquelles elle organisera un référendum sur l’immigration car « l’immigration incontrôlée est l’une des principales causes de la criminalité dans ce pays ». Elle demande de la fermeté aux juges et 25 000 cellules supplémentaires dans les prisons du pays. Macron affirme que son gouvernement a « tenu ses promesses », créant 10 000 emplois dans la police et augmentant le budget de la justice de 30% au cours des deux dernières années.

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Marine Le Pen dit qu’elle interdirait le hijab lors du débat présidentiel français – vidéo

Laïcité: Interrogée sur sa promesse d’interdire le port du hijab en public, Le Pen insiste sur le fait qu’elle n’est pas anti-islamique mais « opposée à l’idéologie islamiste ». Elle dit que la politique de Macron contre l’islamisme « n’a pas été efficace ». Le hijab est « un uniforme imposé par les islamistes » et devrait être interdit en public. Macron a déclaré qu’il n’interdirait jamais les signes de croyance religieuse en public car cela serait contraire à la constitution française : « Vous inciterez à une guerre civile si vous interdisez le voile », a-t-il déclaré. « Cela n’a aucun sens. C’est confondre tous les problèmes; confondre islam et islamisme. Selon lui, la France, « la patrie des Lumières », serait le premier pays au monde à interdire les signes religieux dans l’espace public.

Immigration: Le Pen dit qu’elle révisera la constitution française par le biais d’un référendum qui introduirait une priorité nationale pour les emplois et les avantages sociaux, ainsi que l’annulation des droits de citoyenneté automatiques pour les enfants de non-ressortissants nés en France, modifiant le processus d’asile et les règles de naturalisation. Macron affirme que rien de tout cela ne pourrait être accompli sans la coopération de pays tiers.

Gouvernance : Macron dit que les référendums peuvent être une bonne idée mais insiste sur le fait que le référendum sur la citoyenneté et l’immigration n’est « pas constitutionnel ». Le Pen insiste sur le fait que son plan est constitutionnel : « Seul le peuple est souverain », dit-elle. « Vous proposez de changer la constitution sans passer par le parlement », a déclaré Macron.

Conclusion : Macron affirme que le débat était « sincère » et que les deux candidats avaient des « désaccords respectueux ». Il dit que les élections du 24 avril étaient « un référendum pour ou contre l’UE, pour ou contre l’environnement, pour ce que nous sommes ». Le Pen s’adresse « au peuple français », louant son projet comme « viable, et, je crois, vital ».