décembre 10, 2022

Le Quotidien des lacs

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EXCLUSIF Renault français dit qu’il soutient un moratoire sur l’exploitation minière en haute mer

La nouvelle Renault Megane E-Tech 100% voiture électrique est affiché en avance sur le moteur de Munich 2021 pendant une présentation à Paris près de Aubervilliers, France, 2 Septembre, 2021. REUTERS / Eric Gaillard / fichier photo

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  • Renault est le premier constructeur automobile français à une demande de moratoire
  • Un moratoire appelle à une approche de précaution pour l’industrie naissante
  • les sociétés minières en haute mer espèrent vendre des métaux à des constructeurs automobiles

JOHANNESBURG, 9 février (Reuters) – Le constructeur automobile français Renault SA (RENA.PA) a soutenu un moratoire sur l’exploitation minière en haute mer, a déclaré mercredi la société à Reuters, s’engageant à exclure les métaux des fonds marins de sa chaîne d’approvisionnement, portant ainsi un coup à l’industrie naissante. .

En Octobre, le président français Emmanuel Macron a identifié l’exploration des fonds marins comme une priorité d’investissement pour la France, mettant en évidence le potentiel d’avoir accès à des « métaux rares », ainsi qu’une meilleure compréhension des écosystèmes marins. Le gouvernement français est l’actionnaire haut de Renault, tenant 15,01%.

La décision de Renault – l’un des deux principaux constructeurs automobiles français – ajoute à la pression sur l’industrie minière en haute mer naissante qui vise à extraire des métaux de batterie comme le cobalt, le nickel et le manganèse à partir de nodules de la taille d’une pomme de terre sur le fond marin.

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Les entreprises qui détiennent des licences d’exploration sur les fonds marins, notamment The Metals Company, GSR et UK Seabed Resources – une filiale de la branche britannique de Lockheed Martin (LMT.N) – espèrent vendre à terme des métaux des fonds marins aux constructeurs automobiles.

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Un porte-parole de Renault a déclaré que son appel à un moratoire était aligné sur la position du gouvernement car la France « prévoit d’investir dans l’exploration des fonds marins afin d’identifier des solutions potentielles pour une extraction durable ».

Macron s’était arrêté avant de soutenir l’exploitation minière des fonds marins, avec un clin d’œil à la controverse autour de l’industrie naissante qui, selon les critiques, pourrait anéantir des espèces encore inconnues.

« J’entends déjà venir le débat, je ne parle pas d’exploitation pour le moment, je parle d’exploration », avait-il déclaré dans un discours en octobre pour lancer un plan d’investissement « France 2030 ».

La France est titulaire d’un contrat d’exploration, par l’intermédiaire de l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (IFREMER), pour une superficie de 75 000 kilomètres carrés dans la zone de Clarion-Clipperton, une vaste étendue de fonds marins du Pacifique Nord riche en nodules polymétalliques.

Le gouvernement français et l’IFREMER n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Le logo de Renault est apparu sur une campagne minière en haute mer site Internet répertoriant les entreprises qui ont soutenu le moratoire, notamment Google, Samsung SDI et BMW Group.

Un porte-parole de Renault a déclaré que le logo a été ajouté le mardi et la décision a été prise dans le cadre de la stratégie de développement durable du constructeur automobile.

Les entreprises qui ont signé le moratoire s’engagent à exclure ces métaux de leurs chaînes d’approvisionnement et à ne pas financer l’exploitation minière des grands fonds marins.

Le moratoire appelle à une démonstration claire, avant toute exploitation minière en haute mer, qu’elle peut être gérée d’une manière qui assure la protection des habitats marins.

Reportage d’Helen Reid, reportage complémentaire de Gilles Guillaume ; Montage par Amran Abocar et Bernadette Baum

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