décembre 3, 2021

Le Quotidien des lacs

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La France enquête sur une tentative d’espionnage au Maroc

La France enquête sur des allégations selon lesquelles le Maroc aurait ciblé des téléphones portables appartenant au président Emmanuel Macron et à 15 ministres à l’aide de logiciels espions développés par la société israélienne NSO Group.

Les médias français Le Monde et France ont rapporté mardi qu’un numéro utilisé par Macron depuis 2017 figurait « sur la liste sélectionnée par les services de sécurité marocains, qui étaient des clients [NSO’s] Logiciel Pegasus, potentiellement du pillage ».

Les révélations faisaient partie d’une enquête menée par le journal sur des articles interdits à but non lucratif et 17 associés des médias, qui a révélé qu’espionner à l’échelle mondiale à l’aide de logiciels malveillants créés par NSO était plus complet qu’on ne le pensait auparavant.

L’enquête est basée sur une liste de plus de 50 000 numéros de téléphone liés à des personnes qui ont été sélectionnées pour un suivi potentiel par les clients de NSO depuis 2016. Les cibles comprenaient des militants, des avocats et des journalistes de pays comme l’Inde, le Mexique et la France.

Laurent Richard, directeur de Prohibited Stories, a déclaré à la chaîne d’information LCI que leur enquête n’avait pas permis de déterminer si Macron avait réellement espionné ou compromis avec son logiciel téléphonique, mais que son numéro avait été retrouvé sur la liste “Le Maroc était intéressé à le faire”.

Le gouvernement marocain a déclaré dans un communiqué qu’il n’avait “jamais infiltré d’équipements de communication ni acheté de logiciels informatiques” et “nie et condamne catégoriquement ces allégations non fondées et fausses”.

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Le groupe NSO en Israël n’était pas immédiatement disponible pour commenter un espionnage présumé contre Macron. Mais tout en niant ce que le rapport Prohibited Stories a qualifié de “fausses allégations”, il avait précédemment déclaré qu’il “continuerait à enquêter sur toutes les allégations crédibles d’abus”.

L’Elysée s’est engagé à mener une enquête approfondie. “Si ces allégations sont confirmées, elles sont très graves”, a déclaré un porte-parole.

Plus tôt mardi, les procureurs d’un tribunal correctionnel de Paris ont annoncé dans un communiqué publié lundi que le procès commencerait, avec plusieurs journalistes français qui auraient été piratés par le Maroc à l’aide des outils de l’ONS.

Le site d’investigation Mediabart, le journal satirique Le Conard Enchane et un panel de non-juristes ont déposé des plaintes auprès des procureurs leur demandant d’enquêter sur l’affaire.

L’enquête enquêtera sur 10 allégations différentes, notamment si un complot criminel a eu lieu, si la vie privée a été violée ou si un accès frauduleux aux appareils électroniques des individus a été obtenu.

Lorsque le Premier ministre français Jean Costex a été accusé d’espionnage des journalistes devant le Parlement mardi, il a refusé de commenter spécifiquement. “Nous avons ordonné une enquête et elle n’est pas encore terminée, je ne peux donc pas commenter le Parlement ou la nation à ce stade”, a-t-il déclaré.

Rapport complémentaire de Heba Saleh au Caire