février 3, 2023

Le Quotidien des lacs

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La France se prépare à la grève générale du «jeudi noir» pour modifier les retraites | France

La France se prépare à un chaos généralisé alors que les syndicats et les manifestants appellent à une grève générale du «jeudi noir» cette semaine contre les modifications apportées par le gouvernement aux retraites.

La journée d’action sera le premier test majeur de la détermination du public à forcer le président Emmanuel Macron à reculer envisage de relever l’âge officiel de la retraite, et la détermination de son gouvernement minoritaire à leur tenir tête. Les dirigeants syndicaux ont appelé à une « mobilisation massive ».

On s’attend à ce que les trois quarts des enseignants se mettent en grève, fermant les écoles et les arrêts perturberont les transports et les services de santé. La plupart des trains ne circuleront pas, le métro parisien a déclaré que ses services seraient fortement perturbés et des vols auraient été annulés. Des grèves ont été annoncées par les camionneurs, les coursiers et les entreprises de livraison. Les travailleurs des raffineries de pétrole arrêtent également le travail.

Le personnel de nombreux théâtres, salles de concert et banques devrait également se joindre à l’action, tandis que la police se prépare à ce que les manifestants descendent dans les rues à travers le pays.

UN sondage récent a suggéré que le public français accepte que des changements au système de retraite soient nécessaires, mais pas ceux proposés par le gouvernement. Il y a une opposition particulière aux projets de Macron de relever l’âge officiel de la retraite de 62 à 64 ans et de faire cotiser plus longtemps les travailleurs au système de retraite. Un sondage Ifop pour le principal quotidien français du dimanche, Le Journal du Dimanchea constaté que 68% des personnes interrogées étaient hostiles aux mesures du gouvernement.

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Les syndicats ont surmonté leurs relations souvent antagonistes pour trouver une cause commune, s’unissant pour la première fois en 12 ans. Les dirigeants syndicaux ont déclaré que jeudi serait le « premier jour de mobilisation » dans leur lutte pour faire abandonner les régimes de retraite. Ils exigent le retrait immédiat des mesures, les qualifiant d' »injustes et inutiles ».

Philippe Martinez, le chef du syndicat CGT, a déclaré qu’il espérait que « plusieurs millions de personnes » feraient grève et manifesteraient. « C’est le premier jour. Et quand on dit ça, on veut dire qu’il y en aura d’autres… partout si possible », a-t-il déclaré à la chaîne de télévision France 2.

En vertu d’une loi de 2007, les travailleurs des transports sont tenus de maintenir un service minimum, mais les voyageurs ont été avertis que cela n’est pas garanti. Le secrétaire aux transports, Clément Beaune, a déclaré que les gens devraient se préparer à une « journée difficile » et a suggéré qu’ils travaillent à domicile plutôt que de lutter pour se rendre aux bureaux.

Les trains interurbains devraient être les plus touchés, avec des avertissements selon lesquels aucun ne circulera jeudi. Un train régional sur 10 et entre un tiers et un cinquième des TGV devraient circuler. L’Eurostar et le Thalys devraient fonctionner normalement mais les services de Lyria vers l’Italie seront sérieusement perturbés.

Le gouvernement, qui a perdu sa majorité aux élections législatives de juin dernier, insiste sur le fait qu’il ne reculera pas et a demandé aux travailleurs de ne pas paralyser le pays. Il comptera sur le parti conservateur Les Républicains pour faire passer la mesure au parlement. En guise de solution de rechange, le gouvernement a déclaré qu’il utiliserait une mesure constitutionnelle connue sous le nom de 49:3 pour adopter la législation sans débat parlementaire ni vote.

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Les présidents français successifs ont tenté en vain de refondre le système de retraite et de relever l’âge de la retraite. Macron en a fait une planche de sa campagne électorale de 2017 et a fait son première poussée deux ans plus tard, déclenchant des protestations et des grèves des transports. Les changements ont été mis à l’écart lorsque la pandémie de Covid a frappé, mais pas abandonné. Lors de sa campagne de réélection l’année dernière, Macron s’est de nouveau engagé à remanier le système de retraite, insistant sur le fait que les mesures étaient nécessaires pour le « sauver » du déficit.

En 1995, le président de l’époque, Jacques Chirac, et son premier ministre, Alain Juppé, ont tenté d’introduire un système universel et de mettre fin aux nombreux « régimes spéciaux » dont bénéficiaient les travailleurs du secteur public. Deux millions de personnes sont descendues dans la rue en près d’un mois de manifestations et les changements ont été abandonnés.

En 2010, un autre président conservateur, Nicolas Sarkozy, a relevé l’âge de la retraite de 60 à 62 ans, avec une retraite à taux plein pour ceux qui avaient travaillé au moins 41,5 ans, mais seulement après un semaine de grèvele blocus des raffineries de pétrole et les manifestations à l’échelle nationale.

Le prédécesseur de Macron, François Hollande du Parti socialiste, a promis de s’attaquer au déficit du système de retraite mais a fini par hésiter à des changements majeurs après que des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Paris. Il a fait adopter une législation augmentant progressivement le nombre d’années de travail nécessaires pour obtenir une pension à taux plein – à 43 ans d’ici 2035 – atténué en permettant à ceux qui ont des emplois physiquement exigeants de prendre leur retraite plus tôt.