août 11, 2022

Le Quotidien des lacs

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La France va annoncer les détails de la nationalisation d’EDF

PARIS, 19 juillet (Reuters) – Le gouvernement français annoncera mardi les détails de son projet de nationalisation totale d’EDF (EDF.PA), lui donnant un contrôle accru sur le plus grand opérateur nucléaire d’Europe alors que l’entreprise est aux prises avec une crise énergétique.

Le ministère des Finances a annoncé la semaine dernière qu’il clarifierait son intention de prendre le contrôle total d’EDF, dont il détient déjà 84% du capital, d’ici mardi matin au plus tard.

Les analystes s’attendent à ce que le gouvernement annonce un prix et un calendrier pour une offre publique de rachat des actionnaires minoritaires. Les actions EDF, qui avaient été suspendues la semaine dernière dans l’attente de la déclaration du gouvernement, reprendront leur cotation mardi.

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Ramener EDF sous la pleine propriété de l’État donnerait au gouvernement une plus grande liberté pour restructurer le groupe endetté qui gère les centrales nucléaires du pays.

EDF est aux prises avec des arrêts imprévus de son parc nucléaire, des retards et des dépassements de coûts dans la construction de nouveaux réacteurs et des plafonds tarifaires imposés par le gouvernement pour protéger les consommateurs français de la flambée des prix de l’électricité.

La guerre en Ukraine a aggravé la crise du groupe. Alors que l’Europe se démène pour trouver des sources alternatives d’approvisionnement en gaz à la Russie, la France a déclaré que la nationalisation d’EDF renforcerait la sécurité de ses réserves énergétiques. Plus tôt ce mois-ci, l’Allemagne a décidé de renflouer Uniper, son importateur de gaz russe en difficulté.

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La France, qui exporterait normalement de l’électricité à cette période de l’année, en importe actuellement d’Espagne, de Suisse, d’Allemagne et de Grande-Bretagne, et la pénurie d’approvisionnement risque de s’aggraver cet hiver.

Deux sources ont déclaré à Reuters la semaine dernière que le gouvernement parisien était sur le point de payer jusqu’à 10 milliards d’euros (10,2 milliards de dollars) pour acheter la participation de 16% dans le groupe qu’il ne détient pas déjà, après avoir inclus l’achat d’obligations convertibles et une prime attendue. offrir aux actionnaires minoritaires.

Cela se traduirait par un prix de rachat de près de 13 euros par action, une prime de 30% par rapport aux cours actuels du marché mais toujours une grosse perte pour les actionnaires de long terme, puisque le groupe était coté en 2005 à 33 euros par action.

Les sources ont déclaré que l’État souhaitait agir rapidement et lancerait probablement une offre volontaire sur le marché plutôt que de faire passer un projet de loi de nationalisation au Parlement, dans le but de conclure l’accord en octobre-novembre.

« La nationalisation est finalement le seul moyen de sauver l’entreprise et d’assurer la production d’électricité », a déclaré Ingo Speich, responsable du développement durable et de la gouvernance d’entreprise chez Deka Investment, qui détient une petite participation d’EDF.

« C’est une étape amère mais nécessaire. »

L’action EDF a clôturé à 10,2250 euros le 11 juillet, dernier jour de cotation avant sa suspension.

(1 $ = 0,9829 euros)

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Reportage supplémentaire de Leigh Thomas à Paris, Carolyn Cohn à Londres Montage par Mark Potter

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