décembre 7, 2022

Le Quotidien des lacs

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Le président iranien effectue son premier voyage dans le Golfe pour des pourparlers sur le gaz et le nucléaire

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Doha (AFP) – Le président iranien Ebrahim Raisi est arrivé lundi au Qatar pour sa première visite dans un État arabe du Golfe pour un important sommet sur le gaz qui sera dominé par les tensions sur l’Ukraine.

Raisi et l’émir du Qatar, le cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, un proche allié des États-Unis, devraient également discuter des efforts croissants pour relancer un accord international bloqué pour réglementer le programme nucléaire iranien.

Le Forum des pays exportateurs de gaz de mardi sera éclipsé par les tensions croissantes autour de l’Ukraine qui ont stimulé la demande de gaz ainsi que le prix payé par les consommateurs.

Les pays producteurs disent qu’ils ne seront pas en mesure de fournir des quantités substantielles de gaz à l’Europe si la Russie, qui a été accusée de préparer une attaque contre l’Ukraine, coupe les approvisionnements dans toute confrontation aux sanctions.

Raisi n’a pas voyagé dans la région du Golfe depuis son entrée en fonction en juin, et ce n’est que son quatrième voyage à l’étranger. Les autorités du Qatar ont imposé des mesures de sécurité strictes pour son arrivée à l’aéroport de Doha, où il a été accueilli par l’émir.

Le Qatar a ajouté le différend nucléaire iranien à sa liste de points chauds diplomatiques où il a joué un rôle de médiation en coulisses.

Plus tôt ce mois-ci, le ministre qatari des Affaires étrangères, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, s’est rendu à l’improviste à Téhéran après que l’émir a rencontré le président américain Joe Biden à Washington.

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« Préoccupation commune »

Le gouvernement du Qatar a déclaré que l’émir et Raisi discuteraient de questions d' »intérêt commun » sans donner de détails. Des diplomates ont toutefois déclaré que des pourparlers sur le nucléaire seraient à l’ordre du jour.

L’émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani, et Raisi participeront au Forum des pays exportateurs de gaz mardi – Qatar Amiri Diwan / AFP

En 2015, l’Iran et six puissances mondiales, dont les États-Unis, ont conclu un accord nucléaire historique qui offrait un allégement des sanctions à Téhéran en échange de restrictions à son programme atomique.

Les États-Unis se sont retirés unilatéralement de l’accord en 2018 sous le président Donald Trump et ont réimposé de lourdes sanctions économiques.

Des pourparlers sur la relance de l’accord connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA) se tiennent dans la capitale autrichienne Vienne depuis fin novembre, impliquant directement la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne et la Russie et les États-Unis indirectement.

Raisi et l’émir du Qatar se joindront au sommet de mardi du président algérien Abdelmadjid Tebboune et du Premier ministre de Trinité-et-Tobago Keith Rowley. Les ministres de l’énergie des sept autres membres du forum, dont la Russie, participeront également.

Les ministres du groupe de 11 membres devaient se réunir plus tard lundi pour approuver une déclaration au sommet qui, selon les analystes de l’industrie, aborderait le manque de fournitures de rechange qui pourraient aider l’Europe, où les consommateurs paient déjà des prix record pour le gaz.

Le Qatar et d’autres pays ont exigé que des investissements massifs soient nécessaires dans le gaz et qu’ils aient besoin de la certitude de contrats à long terme pour pouvoir garantir l’approvisionnement de l’Europe.

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L’Union européenne a longtemps résisté aux contrats de 10, 15 et 20 ans signés par d’autres grands clients du gaz du Qatar, dont la Chine, le Japon et la Corée du Sud.

Les États-Unis ont demandé au Qatar d’aider l’Europe en préparant des fournitures d’urgence si la crise ukrainienne éclatait.