juillet 2, 2022

Le Quotidien des lacs

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Les défis intérieurs de Macron s’accumulent au début du deuxième mandat | France

Les difficultés intérieures s’accumulent pour Emmanuel Macron alors que son deuxième mandat présidentiel commence sérieusement cette semaine après que ses centristes ont perdu leur majorité absolue au parlement.

Le président nouvellement élu est désormais confronté à l’incertitude quant à la manière de conclure des alliances afin de faire adopter une législation clé cet été.

La première est la crise du coût de la vie, car l’inflation galopante érode les salaires. Macron a promis de nouvelles aides, des augmentations de retraite et des allégements fiscaux, qu’il doit maintenant présenter au Parlement.

Les ministres affirment que la France a déjà été la plus généreuse d’Europe pour aider les ménages à faire face, notamment en plafonnant les hausses des prix du gaz et de l’électricité, ce qui lui a permis d’amortir la flambée de l’inflation mieux que ses voisins. Pendant la campagne des élections parlementaires, cependant, les électeurs ont dit à plusieurs reprises aux candidats qu’il fallait en faire plus pour les aider à joindre les deux bouts.

Le gouvernement est sous pression pour présenter ses projets de bons alimentaires et pour définir des mesures qui augmenteraient les salaires qui stagnent depuis longtemps dans le secteur public. Les pensions augmenteront d’un montant exceptionnel de 4 % en juillet et une remise sur le prix du carburant de 18 cents le litre sera prolongée tout au long du mois d’août. Mais le rabais a peu de chances de durer, et le gouvernement doit expliquer s’il sera remplacé par une mesure ciblant les personnes qui dépendent de leur voiture pour se rendre au travail.

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La France est également confrontée à une crise hospitalière. Des dizaines de services d’urgence doivent fermer partiellement ou restreindre leurs heures d’ouverture en raison d’une grave pénurie de personnel médical et de ressources. Il y a eu des grèves dans les hôpitaux, des protestations du personnel médical, des pétitions et des piquets de grève ces dernières semaines alors que les médecins avertissaient que la situation était dangereuse pour la santé publique. La première ministre de Macron, Élisabeth Borne, a déclaré qu’il s’agissait d’une « urgence » gouvernementale de mettre en place des mesures spéciales pour l’été et de procéder à un examen plus large à plus long terme du système de santé. L’extrême droite Marine Le Pen a déclaré que le système hospitalier s’effondrait.

Le gouvernement a également promis une loi urgente sur l’environnement afin de développer les énergies renouvelables, après que la gauche ait accusé Macron de ne pas aller assez vite pour faire face à la crise climatique.

Les plans controversés du président visant à relever l’âge de la retraite devraient être repoussés jusqu’après l’été alors qu’il cherche à éviter une répétition des protestations contre sa dernière tentative de changement de pension. Les cheminots et autres travailleurs des transports se sont opposés à sa refonte prévue des retraites en 2019 avec la plus longue grève depuis les arrêts sauvages de mai 1968.

Il y aura une atmosphère parlementaire très différente, potentiellement plus chauffée, au premier mandat de Macron, après une forte présence de la gauche et une poussée de l’extrême droite.

Lorsque Macron a été élu président pour la première fois en 2017, le parti d’extrême gauche France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon ne comptait que 17 députés. Mais le petit groupe avait une présence très vocale, déposant des amendements aux lois et dominant la couverture médiatique avec des gestes tels que l’apport de paquets de pâtes, de sauce tomate et de pain à l’Assemblée nationale pour illustrer l’impact des coupes gouvernementales dans les allocations logement.

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Cette fois, une nouvelle alliance de gauche est la plus grande force d’opposition au parlement, avec une capacité considérablement accrue à se faire entendre.