août 11, 2022

Le Quotidien des lacs

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Opinion: Alors qu’Annemiek van Vleuten s’éloignait, elle a relevé la barre et fait de chacun de ses rivaux de meilleurs cavaliers.

Annemiek van Vleuten (Movistar Team) est la coureuse d’une génération. Sur une période relativement courte – disons, les six dernières années – elle nous l’a prouvé maintes et maintes fois. Elle a produit des performances plus mémorables que peut-être n’importe quelle cavalière.

Son smash and grab à La Course en 2018 et sa victoire aux Mondiaux à Harrogate en 2019 sont les deux qui viennent le plus à l’esprit, mais il y en a d’innombrables autres.

Le monde n’avait pas besoin de voir une telle démonstration de domination aujourd’hui pour que le statut de Van Vleuten au Temple de la renommée soit assuré. La punaise d’estomac dont elle a été victime au départ du Tour de France Femmes aurait été la plus efficace. Si elle avait simplement gagné parmi un groupe restreint, ou même pas gagné du tout, nous n’aurions pas été moins impressionnés par elle pour avoir tenu le coup, pas plus enclins à la considérer comme mortelle.

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Comme c’était le cas, son scintillement étant revenu, elle a fait un spectacle. La manière de sa victoire a servi à souligner la croyance répandue selon laquelle elle est dans une ligue au-dessus de toutes les autres coureuses du Women’s WorldTour. Imbattable, son jour.

Un argument pourrait être avancé que le sport serait mieux – ou du moins plus compétitif – sans un coureur tellement meilleur que tous les autres. Dans l’univers alternatif, Demi Vollering (SD Worx) serait peut-être le premier coureur sur la route, repoussant un collectif coopératif composé de Kasia Niewiadoma (Canyon-SRAM), Cecilie Uttrup Ludwig (FDJ Suez Futuroscope) et les autres jeunes talents.

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Mais en abaissant la barre, on ne rend pas le sport ou ses sportifs meilleurs.

Van Vleuten a déjà annoncé sa retraite, et bien que Vollering ressemble effectivement à son successeur en attente, la prochaine superstar du sport, c’est un poste qu’elle occupe en relation directe avec la présence de sa compatriote sur la route. Bien qu’en fin de compte, elle n’ait pas pu égaler la force de son compatriote, en restant fidèle à la roue du pilote Movistar aussi longtemps qu’elle l’a fait – même en s’éloignant à un moment donné – elle a dépassé la plupart des attentes et peut-être même les siennes.

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Puis, alors qu’elle partait à sa poursuite, Vollering s’est probablement poussée plus fort qu’elle ne l’avait jamais fait auparavant. Il ne fait aucun doute que le temps passé pédale à pédale, au combat avec les (autres) plus grands de tous les temps, fera d’elle une meilleure coureuse à long terme.

Et pas seulement Vollering, mais tous les autres professionnels.

Le niveau auquel Van Vleuten roule est celui auquel ils savent tous qu’ils doivent atteindre s’ils espèrent pouvoir gagner des courses de vélo. Et ils le font tous. L’engagement et l’attitude qu’elle investit dans sa profession sont ce qu’ils visent tous à imiter. Peu importe si cela ne rapporte pas. Même s’ils mettent tout le travail, chargent leurs plans d’entraînement jusqu’aux chevrons et échouent, ils sont mieux lotis – de meilleurs cavaliers – pour avoir essayé.

Il n’y a pas de monde dans lequel les performances des coureurs, et la course elle-même, auraient été meilleures en l’absence de Van Vleuten.

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Nous ne devrions pas souhaiter passer du temps.

Il reste encore une étape de ce Tour de France Femmes, et encore une saison entière avant que Van Vleuten ne raccroche les crampons.

Il semblerait donc peu gracieux d’envisager une époque où elle ne sera pas la patronne du peloton féminin.

Mais ce moment viendra sûrement. Et la course sera, en effet, meilleure.

Non pas parce qu’elle sera partie, mais parce que cette cavalière remarquable était ici en premier lieu.

Ce n’est pas nier l’importance de van Vleuten que de rejeter l’idée qu’elle est irremplaçable. Au lieu de cela, c’est un témoignage de son importance, une approbation de son héritage. Rares sont ceux qui en auront un qui dure aussi longtemps.

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