mai 26, 2022

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Publication du nouveau rapport du GIEC : la France rappelle la nécessité de continuer à réduire les émissions de carbone et d’accélérer l’adaptation des pays vulnérables (01 mars 2022)

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié aujourd’hui la deuxième partie de son sixième rapport d’évaluation, intitulé « Changement climatique 2022 : impacts, adaptation et vulnérabilité ». Fruit de la coopération internationale de 270 scientifiques de 67 pays, il dresse l’état actuel des connaissances sur les impacts perceptibles du changement climatique sur l’homme et les écosystèmes. Le rapport présente ainsi les risques à court, moyen et long terme selon les niveaux de réchauffement, ainsi que les moyens de s’y adapter.

Le rapport du GIEC est préoccupant : les événements climatiques extrêmes (canicules, fortes précipitations, inondations, cyclones tropicaux violents, sécheresses et incendies), effets d’origine humaine du changement climatique, ont déjà des impacts importants sur les populations, les écosystèmes et les infrastructures. Les conséquences sur l’accès à l’eau et la sécurité alimentaire, la santé, le fonctionnement des économies et la biodiversité sont très graves.

Les risques vont s’aggraver avec l’augmentation du réchauffement climatique, dans toutes les régions du monde. Le rapport souligne qu’au-delà de 1,5°C de réchauffement, le changement climatique aura des impacts irréversibles, notamment sur la biodiversité. Pour le GIEC, des solutions d’adaptation existent, mais elles nécessitent une transformation systémique. Ces solutions comprennent la création de systèmes d’alerte précoce et de solutions basées sur la nature, qui présentent des avantages connexes pour la biodiversité, le climat et les personnes. Retarder ces actions et les politiques nécessaires à leur mise en œuvre compromet leur efficacité, réduit leur potentiel et augmente leur coût.

Le GIEC énonce également la notion de « développement résilient au changement climatique ». Il s’agit d’un développement durable nécessitant la mise en œuvre, de manière intégrée, de politiques d’adaptation au changement climatique, de politiques de protection de la biodiversité et des écosystèmes, et de politiques de réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre.

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Le rapport conforte la volonté de la France de poursuivre ses efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment au travers de la loi climat et résilience, mais aussi de se préparer aux impacts inéluctables du changement climatique, au travers du deuxième Plan national d’adaptation au changement climatique.

Il renforce également le rôle moteur de la France et de l’Union européenne dans l’atteinte des objectifs climatiques à travers le paquet Fit for 55, tout en aidant les pays les plus vulnérables à faire face aux effets du changement climatique. Le président français s’est engagé à porter le financement climatique de la France pour les pays en développement à 6 milliards d’euros par an de 2021 à 2025, dont un tiers pour l’adaptation.

« Ce rapport du GIEC confirme, pour tous les pays du monde, l’urgence d’agir pour mettre en œuvre les objectifs de l’Accord de Paris, tant en termes d’adaptation que de réduction des émissions de gaz à effet de serre. A ce titre, la France appelle les pays qui ne l’ont pas encore fait à relever leurs ambitions climatiques avant la COP27 à Charm el-Cheikh. Ce rapport confirmant également que les crises climatique et biodiversité sont intrinsèquement liées, la diplomatie française se mobilise pour adopter un nouveau cadre stratégique mondial ambitieux pour la protection de la biodiversité lors de la COP15 à Kunming, qui sera . tenue dans les mois à venir », a déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

« Les conclusions du GIEC sont sans équivoque et confirment la nécessité d’agir à la fois sur la cause du changement climatique, en réduisant les émissions mondiales de gaz à effet de serre, et sur ses conséquences, pour tenter d’en limiter l’impact. La France prend toute sa part dans l’effort, et les travaux sur la nouvelle stratégie française pour le climat et l’énergie nous permettront d’intensifier nos actions dans ce sens. Dans le cadre de sa présidence du Conseil de l’Union européenne, la France met tout en œuvre pour mettre en œuvre les engagements européens à travers le programme « Fit for 55  » « paquet. La conférence ministérielle sur le changement climatique que j’organise à Nantes les 7 et 8 mars contribuera à la mobilisation, compte tenu de l’urgence pointée par le GIEC », a déclaré Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique.

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« La communauté internationale de la recherche est engagée dans la production de connaissances sur l’origine et les conséquences du changement climatique en cours et les réponses à y apporter. Je tiens à exprimer ma gratitude à la communauté scientifique française pour l’immense travail d’intégration et d’analyse réalisé. Dans le cadre de la préparation et de la publication de ce deuxième volet du sixième rapport du GIEC. D’une part, il est crucial de poursuivre nos efforts pour atténuer les effets du changement climatique en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre afin d’atteindre la neutralité carbone. d’autre part, il est essentiel de préparer nos sociétés aux impacts qui ne peuvent être évités, en renforçant notre stratégie d’adaptation, avec des politiques ambitieuses pour réduire les vulnérabilités et accroître la résilience au changement climatique.Le rapport du groupe de travail II du GIEC montre la nécessité de mieux comprendre les dimensions socio-économiques de l’adaptation et les impacts du changement global Les communautés scientifiques jouent un rôle pleinement actif et s pour développer des solutions opérationnelles d’adaptation, notamment fondées sur la nature, et pour soutenir la capacité de réponse des individus et des pays, dans un souci d’équité », a déclaré Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

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