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Entrevue avec Michel Barette par le Poly express

Nous avons rencontré l’humoriste Michel Barrette avant son spectacle le 8 novembre 2014. Voici notre entrevue avec ce grand artiste de la scène québécoise.

Océane : D’où avez-vous eu l’idée de faire cette carrière?

Michel : En fait, c’est arrivé un peu par accident, je vous explique : quand j’étais au secondaire, j’étais souvent dans le corridor en train de faire rire mes amis, je ne pensais pas en faire un métier, mais j’ai toujours aimé ça raconter, alors, lorsqu’arrivaient des spectacles de fin d’année ou autres, je m’inscrivais pour faire rire mes amis. Ensuite, j’ai eu un revirement de carrière. J’ai fait trois fois mon secondaire 5, car j’étais impliqué pas mal partout; journal étudiant, festivals, etc. J’allais rarement à mes cours. J’ai fini par y aller, j’ai réussi à terminer mon secondaire quand même au bout de trois années en secondaire 5 après ça, je suis entré dans l’armée pendant 2 ans. Ensuite, je suis sorti de l’armée, je suis devenu directeur de crédit dans une caisse populaire. Alors, je ne faisais vraiment pas d’humour et comme ça, par hasard, à cause d’un revers de vie, je suis allé voir un match d’improvisation. Ça m’est soudainement revenu à l’esprit que j’aimais ça faire rire mes amis au secondaire. Alors, je me suis inscrit à l’improvisation, ensuite, il y a des gens qui se sont approchés de moi, qui montaient une pièce de théâtre Photo prise par les journalistes du Poly Express ENTREVUE 2 dans ma région et ils m’offraient le premier rôle dans la pièce de théâtre. Alors, j’y suis allé et je ne suis jamais revenu directeur de crédit à la caisse. Je suis allé faire de l’identité aa qui était une espèce de spectacle à l’époque. C’était monté par Claude Meunier, Serge Thériault, ceux qu’on a connus dans la Petite Vie (popa et moman) qui faisaient à ce moment Ding et Dong. Ça fait maintenant 32 ans que je monte sur scène et c’est arrivé par accident !

Gabrielle : Dans quel film auriez-vous aimé jouer et pourquoi?

Michel : J’ai eu la chance de tourner dans 16 films; «Maurice Richard», « L’Origine d’un cri », etc. Bref, j’aurais aimé jouer dans un film d’armée, comme soldat ou même un officier ou un film où il y aurait eu des poursuites de voitures, car je suis tellement un gars de «chars» que j’aurais pu le jouer facilement.

Océane : Avez-vous aimé jouer le rôle de Gagnon dans «Aurore»?

Michel : Oui! J’ai adoré ça! Bizarrement, c’est le film le plus dur que j’ai joué et en plus, c’est triste, mais on n’a jamais autant ri que sur le plateau de tournage de ce film-là parce que c’était tellement dur de tourner la scène avec Aurore, que quand il disait : «coupez!», on déconnait. Ceux qui fumaient faisaient semblant d’étreindre leurs cigarettes sur la jambe d’Aurore et on lui demandait : «As-tu faim? Veux-tu manger du savon?» Toutes les niaiseries qu’on peut imaginer, on les a toutes faites pour contrebalancer le film trop triste.

Gabrielle : Est-ce que vous êtes stressé avant d’entrer sur scène ?

Michel : Est-ce que j’ai l’air stressé?

Nous : heum!… Non!

Michel : Je ne suis vraiment pas stressé, je pourrais même lire dix minutes avant le «show» et puis j’ai hâte que ça commence!

Océane : Mais si ça vous arrivait, que feriez-vous?

Michel : Ça m’est déjà arrivé au début, début, mais au moment où tu réalises que tu fais rire le monde, sans prétention, le stress s’en va. Moi, je serais même capable de vivre sans le stress comme je l’ai dit tantôt, je serais capable de lire ou de prendre une longue marche avant mon «show» sans être stressé .

Océane : Avec quelle auto aimeriez-vous mieux vous promener lorsque vous êtes nostalgique/tracassé.

Michel : Nostalgique, je dirais Oldsmobile modèle 88 1956 parce que j’ai 21 voitures, mais chaque voiture a sa raison d’être. Si je «feel» veste de cuir, je vais prendre ma Camaro 69, si je me prends pour un acteur, je vais prendre une Porche 1956 décapotable comme James Bond dans le temps. Alors, chaque voiture a sa signification, son style, comme le linge, des fois on «feel jeans» et des fois on «feel plus propre».

Gabrielle : Dans votre carrière, vous avez eu des prix, comment vous vous sentez face à ces prix?

Michel : Je me souviens, j’ai gagné 2 Métros Stars et puis chaque fois que j’avais à monter sur scène, j’entendais mon nom puis, d’un coup sec, c’est comme si tout devenait au ralenti. Tu te lèves, les gens applaudissent, tu as vraiment l’impression d’être comme dans un rêve. Puis là, tu perds tous tes moyens, en même temps, tu as préparé un discours, car tu te dis, si je gagnais! Puis là, tu te dis de ne pas trop y songer, car si tu ne gagnes pas, ce sera triste. Puis là tu te dis, mais qu’est-ce que je vais dire? C’est le fun, mais ce n’est pas le moment que j’apprécie le plus dans ma vie, car tu es envahi par le stress : le trophée est super lourd et tu es vraiment nerveux, c’est un mélange de joie et de tristesse.

Océane : Comment votre passion pour les voitures a-telle commencé?

Michel : Mon grand-père est un maniaque de voitures alors j’ai appris ça de lui. Pour lui, sa voiture était le centre de son univers. Moi, j’ai eu la piqûre: j’ai eu 153 voitures dans ma vie! Lui, il en a eu seulement une. C’est comme ta mère qui te montre à aimer la tarte aux pommes, mais tu n’en manges pas qu’une, tu en manges 153 dans ta vie!

Gabrielle : Dans quel film avez-vous aimé le plus jouer?

Michel : «L’Origine d’un cri». C’est l’histoire d’un homme qui perd sa femme qui meurt. Il n’accepte pas cette mort et le soir des funérailles, il prend une pelle et déterre le cadavre de sa femme et il part avec. Il le met dans le coffre de son auto et il part avec… C’était tellement difficile à jouer que j’en suis fier!

Gabrielle : Aimez-vous mieux les autos ou les F18?

Michel : J’aurais pu être pilote d’avion et j’aurais aimé ça; j’adore les voitures, mais j’aurais aimé mieux être un pilote qui collectionne les voitures.

Océane : Avez-vous aimé jouer le rôle de «Hi ha Tremblay»?

Michel : C’est drôle que tu m’en parles, car je m’en fais parler à tous les jours! Eh oui, c’est les dix premières années de ma carrière hi ha! Et vous, vous êtes trop ENTREVUE 3 jeunes pour l’avoir connu, mais au bout de dix ans, il a fallu que je le laisse tomber, car je ne voulais pas faire ça toute ma vie, car physiquement, ce n’était pas très beau. On remercie Spect’Art de nous avoir facilité cette rencontre et Michel Barrette pour le temps qu’il nous a accordé.

par Océane Lallier et Gabrielle Marcoux du Poly Express

 

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