RÉDUIRE LA BUREAUCRATIE, LE GROS BON SENS SELON JEAN-PIERRE HUOT
Partout dans le monde, des pays sont victimes du manque de jugement de générations de dirigeants qui ont placé leurs intérêts avant ceux de leurs populations. En gonflant inexorablement une bureaucratie sans cesse plus coûteuse, bon nombre de ceux-ci se retrouvent au bord de la faillite. Nous sommes témoins des implacables répercussions que certains pays doivent subir afin de pallier le manque de courage de leurs élus et sans aucun doute de l’indifférence de tous ceux qui ne profitaient pas des largesses de l’état. Ce n’est guère différent chez nous qui sommes parmi les personnes les plus taxées en Amérique. Je prends pour exemple le fait que nous allons tous devoir payer encore plus de taxes et cela dus au manque de fermeté de nos gouvernements successifs. Nous allons certainement devoir payer une autre taxe déguisée afin de pourvoir à nos vieux jours, car le rapport D’Amours loin d’apporter une solution à l’épineux dossier du régime de retraite, fait simplement le constat d’une situation déplorable où une majorité de personnes vont devoir payer une retraite dorée à une minorité de privilégiés.
Seulement à Thetford, le déficit du régime de retraite des employés municipaux se situe autour de 6 millions de dollars. Faute de solution, ce montant va croître chaque année et l’écart entre les personnes pouvant prendre leur retraite autour de 55 ans avec des prestations déterminées et ceux qui devront travailler jusqu’à beaucoup plus tard va faire de même. Nous sommes tous conscients que l’espérance de vie, les faibles rendements des régimes de retraite ajoutés à un contexte économique global font que ce qui était viable il y a dix ans ne l’est plus aujourd’hui.
Tôt ou tard, cette bulle qui gonfle à vue d’oeil finira par exploser avec pour conséquence des répercussions pénibles pour l’ensemble de la population. La ville de Détroit, pourtant une des villes américaines parmi les plus prospères il n’y a pas si longtemps, fait présentement la une à travers le monde suite à sa mise en tutelle, conséquence d’une faillite colossale. Le conseil municipal au complet est remplacé par un responsable chargé de liquider ce qui peut éponger une partie de la dette de la ville. Tous les services sont touchés, 181 écoles sont abandonnées, même ceux qui se croyaient à l’abri avec des conventions mur à mur se retrouvent avec des reculs majeurs. Loin de moi l’idée d’être alarmiste, mais je considère de mon devoir d’établir un portrait juste et réaliste de la situation actuelle de notre région si nous voulons prendre les décisions qui s’imposent.
À moins que dans un avenir rapproché les populations de partout au Québec prennent une position ferme face à cette gestion débridée dont nous sommes témoins, nous risquons tous, même ceux qui profitent actuellement de cette manne qui fut jadis octroyée, de payer le prix fort. Un premier geste significatif pourra se réaliser le 3 novembre prochain. Un taux de participation au-delà de 75 % lors du prochain scrutin municipal serait un message clair et un signe que les populations de toutes les régions sortent enfin de cette indifférence qui trop longtemps a permis à nos gouvernements de nous endetter comme nous le sommes aujourd’hui.
N’allez pas croire que je sois assez naïf pour penser qu’un homme seul, même assisté d’un conseil municipal fort puisse stopper cette grande roue qui nous entraîne depuis tant d’années dans un processus d’endettement malsain. Depuis mes premiers pas dans l’arène politique, j’ai clairement indiqué que ma priorité serait une saine gestion des fonds publics et que pour y parvenir, l’appui d’un groupe de conseillers décidés autant que moi et de toute la population serait nécessaire. Si ce n’est déjà fait, j’invite tous les électeurs à découvrir les raisons qui m’amènent à une telle conviction sur mon site jphuot.biz . Vous y découvrirez pourquoi je suis convaincu que tous ensembles, non seulement les gens de Thetford, mais avec tous ceux de la MRC, nous pouvons réussir le passage de l’après-amiante et redonner à toute notre région la prospérité à laquelle nous avons droit.
Les défis sont de taille, mais comme je l’ai réalisé lors de mon passage au comité olympique, avec diplomatie, jugement et respect il est possible d’amener des solutions positives aux plus délicates situations.
Rediffusion | Source : Jean-Pierre Huot, http://www.jphuot.biz/
