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Socio-culturel

ENTREVUE AVEC VINCENT VALLIÈRES PAR CATHERINE BOULIANNE ET ANDRÉANNE DROUIN

Nous vous présentons une entrevue exclusive réalisée par Catherine Boulianne et Andréanne Drouin dans le cadre du «Poly Express» de la polyvalente de Thetford Mines:

Lors de son passage à Thetford Mines, le 14 mars dernier, nous avons pu assister au spectacle de Vincent Vallières. Ce fut un très beau spectacle divertissant et rempli d’émotions. Son charisme, sa passion pour la musique et pour la langue française ont su nous charmer tout comme le public réuni à la Salle Dussault. Nous avons également eu la chance de rencontrer l’interprète de : «On va s’aimer encore» avant son spectacle pour lui poser quelques questions. Voici les informations que nous avons récoltées.

À quel âge avez-vous commencé à jouer de la musique et pourquoi?

Vincent : J’ai reçu ma première guitare en secondaire 3. Puis, je crois que c’est à ce moment que j’ai débuté, car nous avions un disque des Beatles à la maison et cette musique m’inspirait. Je voulais alors interpréter ces chansons. C’est ensuite que mes amis et moi avons formé un groupe.

Quel est le style Vallières? Rock, Folk, country?

Vincent : Je dirais que c’est tout cela. Je ne pourrais pas définir un style en particulier. En fait, c’est une musique très nord-américaine et encrée dans notre territoire. Le son de notre groupe s’est principalement déterminé à travers nos nombreuses tournées.

Nous avons pu vous voir à l’oeuvre cet après-midi. Pourquoi avez-vous mis sur pied le projet des tournées scolaires au secondaire?

Vincent : D’une part, parce que présentement, il y a une crise dans le domaine de la chanson francophone.  On achète de moins en moins de billets pour aller voir des spectacles en français. Pour contrer ce problème, nous avons conclu qu’il serait intéressant de rencontrer les jeunes pour leur faire découvrir le monde de la chanson francophone. Je trouve également important d’établir un contact avec les adolescents puisqu’ils sont le public et même les artistes de demain.

ville-miniereIci, c’est une ville minière. Cet après-midi, quand vous avez chanté «Asbestos», qu’est-ce qui vous est venu à l’esprit?

Vincent : Je me demandais jusqu’à quel point cela allait affecter les gens. Dans le contexte de ce soir, je crois que cela va rappeler au public un moment important de leur histoire. C’est en quelque sorte ce à quoi sert la musique.

Combien d’albums avez-vous à votre actif? Duquel êtes-vous le plus fier?

Vincent : J’ai présentement 6 disques. Je suis particulièrement fier de mes quatre derniers; je considère que mes deux premiers sont… un peu ratés. Mais après tout, nous devons tous commencer quelque part. Je trouve que mes chansons et mes disques reflètent un peu ma vie, alors lorsque j’écoute des chansons que j’ai écrites il y a longtemps, je peux me revoir à cette époque.

Parmi votre répertoire musical, quelle est votre chanson préférée?

Vincent : «On va s’aimer encore» reste une de mes préférées. Par contre, j’aime beaucoup sur mon dernier disque, la chanson « Lily » écrite pour ma grande fille. Sinon, j’aime aussi la chanson : «L’amour, c’est pas pour les peureux» parce que cela représente bien comment je sens la complexité que représente une relation avec un individu.

vincent-vallieres-idolsAvez-vous des idoles ou des artistes qui vous ont influencé durant votre carrière?

Vincent : Sans doute les Beatles, Bob Dylan et au Québec, il y en a tout plein. À l’époque où j’ai commencé, c’était les chansons des années 70 que j’appréciais. Puis, je me souviens aussi qu’à mes débuts, Daniel Bélanger était une grande vedette que j’admirais énormément. Par contre, peu importe les modes, mes premiers amours restent les Beatles et Bob Dylan.

Dans vos chansons, quels sont les thèmes les plus abordés?

Vincent : J’ai fait beaucoup de chansons d’amour même si au début, je ne voulais pas aborder ce sujet. Ce n’est peut-être pas un thème, mais quand je compose, je souhaite qu’on puisse voir une lueur d’espoir dans mes textes. Je trouve important que chaque chanson prouve qu’il y a toujours une façon de s’en sortir. En fait, peut-être que cela vient de mes parents et que c’est éducationnel, j’ai toujours le désir d’écrire des chansons qui ne sont pas totalement noires.

Quand vous avez écrit la chanson : «On va s’aimer encore», où étiez-vous et quelle était votre source d’inspiration?

Vincent : Premièrement, j’étais seul dans mon sous-sol. Ma famille était partie, je me suis assis et je ne pensais à rien. J’étais à ce moment en train d’écrire un disque alors, j’écrivais des chansons au quotidien. L’inspiration pour cette chanson m’est venue vraiment vite. Je ne pense pas que j’aurais été capable de l’écrire très jeune. Le fait d’avoir des enfants et d’avoir vécu plein d’expériences de vie m’a amené à prendre conscience que l’amour c’est… très, très important. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit un aussi gros succès. Je sentais que j’avais une bonne chanson, mais pas nécessairement une chanson commerciale.

Nous avons lu dans un article que vous avez modifié vos habitudes en tournée. La poutine a laissé place aux espadrilles. Avez-vous visité notre ville en faisant du jogging?

Vincent : Eh oui, j’étais devenu gros! (rires) Je vais vous avouer que je n’ai pas fait de jogging aujourd’hui. Cependant, je suis allé dans un parc jouer au hockey avec mes musiciens et mes techniciens. Nous avons dû déneiger toute la patinoire : il y avait beaucoup de neige. C’est un peu étrange, mais quand je pars en tournée, j’apporte plus d’équipement de sport que d’équipement de musique. Je n’ai peut-être pas couru encore, mais j’essaierai de le faire demain matin avant de partir pour Lac-Mégantic.

En 2012, vous avez été interprète de l’année au gala de l’ADISQ. Comment vous sentiez-vous face à cette reconnaissance?

Vincent : C’était un grand honneur pour moi, je ne pensais pas être ce genre d’artiste. Que le public vote pour moi a été quelque chose d’exceptionnel. J’étais également très surpris.

En terminant, quels conseils donneriez-vous à un jeune qui aimerait faire une carrière dans le domaine musical, comme auteur–compositeur–interprète ?

Vincent : Euhh… Je ne suis pas très bon pour donner des conseils, mais je crois que ceux qui sont passionnés et qui persévèrent vont toujours finir par trouver leur voie. Je crois aussi que c’est surtout en s’écoutant et en se respectant, qu’on peut réussir. Peu importe ce qu’on fait dans la vie, les choix que l’on effectue déterminent qui on est, c’est pourquoi il est important d’écouter son coeur. C’est très vrai dans la musique, mais cela l’est aussi dans toute autre chose.

Bref, c’est ce qui conclut notre rencontre avec Vincent Vallières. Cette rencontre fut agréable, enrichissante et riche en émotions. Tout comme les gens qui étaient réunis à la salle Dussault, nous aussi… « de plus en plus fort on va l’aimer encore ».

Source : Entrevue de Catherine Boulianne et Andréanne Drouin

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