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CAMPAGNE ÉLECTORALE MUNICIPALE EN CHAUDIÈRE-APPALACHES – DES COLLECTIVITÉS OÙ IL FAIT BON VIVRE, UN ENJEU FONDAMENTAL POUR LE SECTEUR BIOALIMENTAIRE!

11 octobre 2013 | par Tommy Gauthier
CAMPAGNE ÉLECTORALE MUNICIPALE EN CHAUDIÈRE-APPALACHES – DES COLLECTIVITÉS OÙ IL FAIT BON VIVRE, UN ENJEU FONDAMENTAL POUR LE SECTEUR BIOALIMENTAIRE!
Actualités régionales
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Dans le cadre de la campagne électorale municipale, le secteur bioalimentaire de la Chaudière-Appalaches souhaite entendre les candidats sur l’importance qu’ils accordent à cette industrie pour le développement de leur municipalité. Selon les représentants, l’activité générée par la filière a un impact positif et majeur sur la qualité de vie des collectivités. Ils soutiennent également que les réussites conjointes du secteur bioalimentaire et des municipalités sont nombreuses et doivent être connues.

Notre secteur bioalimentaire parmi les meilleurs au Québec

Les chiffres récemment dévoilés par la Direction régionale de la Chaudière-Appalaches du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation sont sans équivoque quant à l’importance du secteur bioalimenaire régional. Parmi les faits saillants, la Chaudière-Appalaches est la deuxième région administrative en importance au Québec dans le domaine bioalimentaire. Plus de 5400 entreprises agricoles, représentant 9500 emplois directs, y sont implantées. Également, notons que le revenu agricole total atteint 1,65 milliard de dollars, dont la majeure partie est réinvestie dans les communautés (à la quincaillerie, à la meunerie, chez les marchands d’équipement, etc.). À cela s’ajoutent plus de 140 entreprises en transformation alimentaire, qui créent 5400 emplois, sans compter les travailleurs des épiceries, des hôtels, des restaurants et des institutions.

Des réussites collectives dont nous pouvons tous être fiers

Les représentants rappellent que les entreprises bioalimentaires contribuent, partout en région, à l’activité économique des municipalités. Collectivement, le secteur s’organise pour favoriser le maintien de services pour la population. Selon Mme Marlène Thibodeau, vice-présidente de la Table Agroalimentaire de la Chaudière-Appalaches (TACA), « cela s’illustre régionalement par les lieux où les consommateurs peuvent acheter des produits locaux. Les entrepreneurs et les acteurs ont contribué à l’implantation d’un grand nombre de marchés publics dans la dernière décennie. Les effets positifs de ces lieux sur l’économie locale et sur le tissu social, par les échanges entre producteurs agricoles et consommateurs, sont un avantage concurrentiel pour les municipalités qui les accueillent ».

Les municipalités de la région s’illustrent également dans l’amélioration des milieux de vie. Pensons aux 59 municipalités qui sont en démarche ou qui ont intégré les saines habitudes de vie dans leur politique familiale municipale dans les dernières années. De ces politiques découleront plusieurs actions pour les résidents de la Chaudière-Appalaches, par exemple : l’aménagement de nouvelles installations de sport et de loisir; la proposition d’offre alimentaire diversifiée et nutritive dans des lieux de rencontre dans les bâtiments administrés par les municipalités; etc. « Le travail conjoint des membres de la Table régionale de concertation sur les saines habitudes de vie en Chaudière-Appalaches facilite l’adoption et le rayonnement de ces politiques. Notre région se démarque déjà par un nombre élevé d’intégration des saines habitudes de vie dans les politiques familiales municipales grâce à une volonté régionale et à l’implication de nombreux acteurs », mentionne Mme Mireille Landry, représentante de Québec en forme à cette Table.

Et des défis stimulants pour l’avenir

Évidemment, certains défis demeurent à l’ordre du jour pour le secteur bioalimentaire. Notons la nécessité de planifier l’utilisation du territoire agricole et résidentiel afin d’en assurer la pérennité dans le respect de chacun. Pour Mme Thibodeau, les pressions sur le territoire sont préoccupantes dans plusieurs municipalités. « Les terres en culture sont notre gagne-pain. Lorsque vient le temps d’établir des habitations en milieu agricole, il faut que ce soit réfléchi et planifié afin de permettre à chacun d’en sortir gagnant. On ne rejette pas la responsabilité seule aux municipalités, mais nous comptons sur elles afin de voir à ce que les intérêts de tous soient respectées ».

À long terme, bien penser le développement du territoire permettra de faire des gains. Le bon voisinage entre le milieu résidentiel et le secteur agricole ainsi que l’utilisation des ressources du territoire et la qualité de vie des municipalités en seront améliorés.

De plus, la région arrive à la fin d’un cycle avec le Plan de développement agroalimentaire régional qui se termine en 2014. Le secteur bioalimentaire souhaite que les municipalités soient partie prenante dans les discussions qui entoureront le prochain plan de développement appelé « Cap 2025 ».

Une collaboration à soutenir et à renforcer

Les représentants du secteur bioalimentaire souhaitent une campagne électorale enrichissante à tous les candidats qui se présentent. Ils espèrent que cette campagne sera l’occasion de débattre de plusieurs enjeux, dont le secteur bioalimentaire et sa place sur le territoire.

Quant aux défis qu’il reste à relever, le secteur réaffirme qu’il collaborera avec les futurs élus pour travailler à des communautés où il fait bon vivre. Selon Mme Thibodeau, « de grands chantiers se présentent à nous. L’avènement d’une nouvelle planification stratégique régionale et l’implication du monde municipal à sa mise en œuvre, les efforts communs pour vitaliser nos communautés ainsi que l’utilisation planifiée du territoire sont tous de grands enjeux pour lesquels le secteur bioalimentaire souhaite un positionnement des candidats lors de la campagne électorale ».

Vous trouverez, en annexe, une courte description du secteur bioalimentaire pour les MRC des Appalaches et de Lotbinière ainsi que les questions adressées aux candidats à l’élection municipale.

Crédit Photo: Étienne Boucher, MAPAQ.

Rediffusion | Source : Sébastien Béchard, Agent de liaison – Axe Citoyens-Consommateurs

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