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LA DRAVE À DISRAELI… EN ATTENDANT LA FONTE DES GLACES

15 octobre 2012 | par Tommy Gauthier
LA DRAVE À DISRAELI… EN ATTENDANT LA FONTE DES GLACES
Communautaire
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L’activité économique principale à l’origine de la majorité de nos municipalités est agricole. Cette activité était essentielle à la survie de l’habitant ;  ’ajoutaient à cela des activités complémentaires comme aller dans les chantiers l’hiver et, quand arrivait le printemps, certains revenaient à temps pour «  faire les sucres » ou pratiquer la drave.

[column size= »1-2″ style= »0″ last= »0″]Un camp de bûcheron au début du 19e siècle[/column]

[column size= »1-2″ style= »0″ last= »1″]Certaines municipalités de notre MRC sont nées à cause de l’industrie minière et d’autres se sont développées grâce à l’industrie forestière. C’est le cas  de Disraeli qui possédait de nombreuses terres à défricher et évidemment de bons cours d’eau. John Champoux fut l’un des pionniers de Disraeli. Il s’y  installa en 1868 et acheta le pouvoir d’eau au gouvernement provincial de l’époque. Grâce à lui, plusieurs moulins virent le jour et c’est ainsi que l’industrie  orestière prit son envol. La drave consistait à faire le transport et à diriger le bois coupé sur l’eau (pitounes). Avant que le bois ne soit mené aux rivières, il  evait être coupé par les bûcherons. [/column]

 

Dès la première neige, ces derniers se rendaient dans les chantiers et la coupe durait tout l’hiver jusqu’aux environs de  âques. Après, on utilisait deux moyens pour mener le bois aux rivières : le chariot tiré par les chevaux et le log-hauler (tracteur à vapeur sur ski).  Évidemment, l’amélioration des routes dans notre région et le transport par camion remplacèrent ces « chemins de glace ». Pendant plus de 50 ans, la drave sera l’activité économique printanière la plus importante à Disraeli. La première image qui nous vient en tête lorsqu’on entend le mot draveur est celle d’un homme debout sur un billot en train de pousser le bois pour le faire passer dans la rivière. À cette image, il faut ajouter les bateaux à drave (les steamboats et les tugboats) qui transportaient le bois.

[column size= »1-2″ style= »0″ last= »0″]Bateau de drave Wilson en 1913 - Quotidien des lacs[/column]

[column size= »1-2″ style= »0″ last= »1″]Au début des années 1960, le déboisement des terres et la loi provinciale sur l’assainissement des eaux mirent fin aux activités de drave, car les billots de bois qui ne se rendaient pas à destination restaient dans les lacs et rivières qui, en se dégradant, polluaient les cours d’eau. C’est pourquoi, aujourd’hui encore, la drave est toujours interdite au Québec. La drave est l’un des épisodes de notre histoire locale qui a marqué plusieurs municipalités, lacs et rivières.[/column]

(L’histoire de Disraeli)
Article tiré de Mag2000
Référence : Le Bercail, juin 2006
Collaboration spéciale de Lydia Rousseau

[staff name= »Pascal Binet » position= »Chroniqueur » img= »http://www.sahra.qc.ca/images/Pascal%20Binet.jpg »]Enseignant en histoire au Département des sciences sociales du Cégep de Thetford[/staff]

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