Le Quotidien des Lacs

– Actualités Thetford Mines, Disraeli, East Broughton, Weedon, Saint-Ferdinand, Coleraine, Lambton et encore plus.

Le Quotidien des Lacs

– Actualités Thetford Mines, Disraeli, East Broughton, Weedon, Saint-Ferdinand, Coleraine, Lambton et encore plus.

Actualités régionalesChronique du ProfChronique FinancièreChroniques

Chronique : Quand le numérique éloigne le service

Il y a des nouvelles qui, bien que prévisibles dans le contexte économique actuel, laissent un goût amer. L’annonce du retrait progressif de certains guichets de la Banque Nationale, incluant celui de Disraeli, s’inscrit dans cette tendance lourde qui redéfinit notre relation avec nos institutions financières.

Le retrait d’un service de proximité

Pour plusieurs, le guichet automatique n’est pas qu’une simple machine à billets. C’est le dernier vestige d’une présence bancaire physique dans nos municipalités après la fermeture des succursales. À Disraeli, comme ailleurs en province (on pense à Daveluyville, Valcourt ou encore Beauceville), ce retrait marque la fin d’une époque où le service était à deux pas de chez soi.

L’argument du virage numérique

La Banque Nationale justifie ces décisions par une baisse importante de l’achalandage et une utilisation accrue des solutions numériques par la clientèle. Selon l’institution, les transactions en ligne auraient plus que doublé au cours des dernières années. Si cette réalité est indéniable pour une partie de la population, elle en laisse une autre devant un mur.

Un impact réel sur nos aînés

Ce sont nos citoyens les plus vulnérables, notamment les aînés, qui ressentent le plus durement ce « délaissement ».

  • La fracture numérique : Tout le monde n’est pas à l’aise avec une application mobile ou un site web sécurisé.
  • L’isolement géographique : Sans guichet local, retirer de l’argent ou déposer un chèque peut désormais signifier faire des dizaines de kilomètres en voiture vers Thetford Mines ou Sherbrooke.
  • Le sentiment d’abandon : Pour des clients fidèles depuis 40 ou 50 ans, voir les services disparaître alors que les profits bancaires atteignent des sommets est difficile à accepter.

Quel avenir pour nos cœurs de ville ?

Chaque retrait de service est une petite entaille dans la vitalité de nos noyaux urbains. Moins de gens qui s’arrêtent au guichet, c’est aussi moins de gens qui en profitent pour faire un arrêt spontané au commerce voisin.

Il devient impératif de se demander comment nous pouvons, en tant que communauté, soutenir ceux qui peinent à suivre ce virage technologique imposé. Disraeli a toujours su faire preuve de résilience; restons solidaires pour que personne ne soit laissé derrière dans cette transition vers le tout-numérique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *