Dernières heures

LE RÉALISATEUR ALAIN CHARTRAND CHAUDEMENT APPLAUDI PAR LE PUBLIC DU CINÉMA DU LAC !

2 décembre 2013 | par Tommy Gauthier
LE RÉALISATEUR ALAIN CHARTRAND CHAUDEMENT APPLAUDI  PAR LE PUBLIC DU CINÉMA DU LAC !
Socio-culturel
0

Le Cinéma du lac tient à remercier le réalisateur Alain Chartrand, fils des inoubliables Michel Chartrand et Simonne Monet-Chartrand, pour sa générosité et ses échanges éclairants avec le public tout de suite après la projection de son film, La maison du pêcheur, le 24 novembre dernier. En effet, rares sont les réalisateurs qui acceptent de se déplacer en région pour rencontrer leur public et l’heure entière qu’Alain Chartrand a consacrée à répondre aux questions des spectateurs, qui l’ont chaleureusement applaudi, a vivement été appréciée.

Quarante-trois ans après les événements de la tristement célèbre crise d’Octobre 70, ces derniers continuent de receler une part importante de mystères et de questions sans réponse. Après Les Ordres de Michel Brault et Octobre de Pierre Falardeau, Alain Chartrand a quant à lui souhaité questionner l’amont des événements. Pour tenter de mieux comprendre la nature et les motivations des quatre jeunes futurs felquistes à jamais liés aux événements de ce mois d’octobre, il lui a fallu remonter à l’été 69 où trois jeunes montréalais (Paul Rose, son frère Jacques et Francis Simard) arrivent à Percé et y louent une vieille cabane de pêcheur pour y tenir un café politique où ils pourront faire avancer leur idées quant à un Québec souverain. Un jeune pêcheur gaspésien (Bernard Lortie), dont le père vient de voir sa barque de pêcheur reprise par la banque, se joindra à eux et jouera un rôle déterminant dans les liens que le jeune groupe réussira à nouer avec les pêcheurs de la place. Il en deviendra la voix, portée même par les ondes de la radio gaspésienne.

Avant de devenir les «bandits» conspués par les médias et la population en général, ces jeunes indignés ne pouvaient imaginer eux-mêmes l’ampleur que prendrait leur quête. Ils étaient jeunes et rêvaient d’un monde meilleur pour les trop nombreux humiliés et démunis du Québec souffrant d’injustices et d’inégalités, comme les pêcheurs de la Gaspésie. Sauf que… Après s’être heurtés à un accueil plus que hostile par les élus et commerçants de Percé vendus au pouvoir financier des anglophones et des Américains, ces jeunes «étrangers» francophones, convaincus et dérangeants, se sont retrouvés dans la position que vivent inévitablement tous les idéalistes : plier, courber l’échine, ou défendre coûte que coûte leurs convictions.

On le sait, le choix qu’ils firent eut des conséquences terribles. Comme dans nombre de pays, le contexte du temps et de l’époque était explosif et si l’issue de cette crise fut dramatique, les raisons de l’exaspération vécue étaient justifiées et, de ce fait, dignes d’être rappelées ou connues aujourd’hui de tous les Québécois. Comme le mentionne si justement Alain Chartrand, «les jeunes d’aujourd’hui ne connaissent pas grand-chose de cette histoire : c’est un peu un maillon manquant dans leur culture et je trouve essentiel qu’ils en sachent davantage sur cet épisode charnière de notre histoire. Je crois fermement qu’on ne peut savoir où on s’en va si on ne sait pas d’où on vient. J’espère que les jeunes vont venir voir le film parce que c’est beaucoup à eux que je me suis adressé en le réalisant».

Malheureusement, malgré notre invitation, peu de jeunes étaient présents lors de la projection. Mais, tel que suggéré par un enseignant de la Polyvalente de Disraeli lors de l’échange, si vous êtes aussi de l’avis que ce film devrait être vu par tous les jeunes des niveaux IV et V du Secondaire de notre région, vous pouvez communiquer avec moi.

Merci Alain Chartrand pour votre ténacité et votre conviction quant à la nécessité du devoir de connaissance et de mémoire pour un peuple. Merci pour votre film, essentiel.

Rediffusion | Source : Julie Deslauriers, Agente culturelle

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *