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LE RETOUR DE JEAN-PIERRE HUOT EN POLITIQUE LIÉ À DES QUESTIONS ÉCONOMIQUES – SIMPLE QUESTION DE JUGEMENT SELON LUI

13 août 2013 | par Tommy Gauthier
LE RETOUR DE JEAN-PIERRE HUOT EN POLITIQUE LIÉ À DES QUESTIONS ÉCONOMIQUES – SIMPLE QUESTION DE JUGEMENT SELON LUI
Actualités régionales
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Simple question de jugement.

Mon retour en politique municipale est étroitement lié à des questions économiques. Tout le monde se rappellera mon intervention concernant le désormais célèbre KB3 et mon questionnement concernant la justification d’un tel projet à cette période de notre histoire. Ce sujet semble être la cause première de ma présence dans la campagne qui s’annonce, mais en réalité le stratège devant mener à l’augmentation de 22,000.00 $ du salaire du maire et l’octroi d’une année de salaire après mandat présenté comme une indemnité de départ a déclenché en moi LE véritable questionnement.

Je me suis demandé comment un conseil municipal supposément au coeur de la réalité économique de notre région pouvait dans un laps de temps relativement court voter majoritairement pour un projet tel KB3 et des avantages pécuniaires qui pourraient coûter la somme de 327,000.00 $ aux contribuables de la ville conséquemment à un changement complet du conseil municipal. Ma proximité avec la population que je côtoie tous les jours dans le cadre de mon travail m’a permis de réaliser au fil des années l’impact qu’avait sur une large portion de cette dernière le constant recul du salaire moyen.

Pour moi, les impacts de la fermeture de notre dernière mine, la décision des deux paliers de gouvernement de laisser tomber l’amiante et le désastre de la route 112 auraient dû à tout le moins amener le conseil à bien peser ce genre de décisions. Pour une portion de la population, les fins de mois et l’arrivée des comptes de taxes n’amènent pas grands mots de tête mais pour une autre portion qui ne cesse de grandir, il en est tout autrement. Mon point de vue en regard du rôle de premier magistrat est de penser à tout le monde, d’être juste et équitable envers tous et de faire en sorte de ne jamais prendre de décisions qui favorisent l’élite par rapport à la masse.

Nous, les Québécois, sommes les champions en Amérique du Nord pour nous laisser tondre étant les plus grands payeurs de taxes et d’impôts. Pendant des décennies, un faible pourcentage de personnes intéressées à la chose politique a fait qu’un système tentaculaire s’est installé confortablement dans les secteurs les plus payants de notre activité économique faisant gonfler les coûts à un point tel que notre dette collective atteint maintenant 270 milliards. Pourtant, nous avons tous sous les yeux ce que cette façon de faire a pour conséquence. Des pays entiers sont à genoux actuellement à commencer par la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande et j’en passe. Plus près de nous, la semaine dernière nous apprenions que la ville de Détroit déposait son bilan et déclarait faillite. Les raisons menant à une telle situation sont complexes et nécessiteraient de longues explications. Néanmoins un parallèle me saute aux yeux. Tout comme Détroit, nous avons perdu notre principale source  de revenus économique; les mines. C’est une dure réalité, mais nous devons y faire face et pour moi, faire comme si tout va bien et se mettre la tête dans le sable en faisant croire à la population que notre avenir dépend d’un projet tel KB3 qui raviverait le centre-ville ou encore de permettre des augmentations de salaires ou autres avantages bizarrement justifiés ne servent en rien la cause des citoyens de Thetford.

Je répète encore une fois que mon intention est de réduire la charge financière des citoyens de Thetford. Un éminent économiste de Harvard,  M. Alberto Alestina écrivait récemment: ¨Les faits démontrent clairement que, lorsqu’un gouvernement entreprend de réduire ses déficits en augmentant les impôts, il a toutes les chances de le payer d’une longue récession; mais lorsqu’il s’y attaque en donnant la priorité aux réductions de dépenses, cela se traduit par des récessions d’ampleur relativement limitée et de durée plutôt courte¨. Je sais pertinemment que certains affirment que mon intention de gérer la ville en fonction de nos moyens actuels se reflétera par une coupe drastique dans le personnel et certains services. Je tiens à rassurer tous ceux qui craignent cette façon de faire. Mon intention est de négocier avec tous les services afin de trouver une solution équitable pour tous. Nous ne pouvons faire fi de cette nouvelle réalité économique qui frappe tous les régimes de retraite du Québec.

En 2012, nous apprenions que le déficit de notre régime de retraite atteignait un peu plus de 1.5M$. En 2013, il serait de l’ordre de 6 millions. q

Qu’en sera-t-il en 2014? Mon plus grand souhait est que nous en arrivions à une entente négociée comme ce fut le cas dans la région de Saguenay. Il est primordial pour moi que bien avant que n’arrive les grands débats de l’automne, que tous et toutes sachent que ma vision est positive. Je ne reviens pas en politique pour faire reculer ma ville, mais bien pour la faire progresser. Je suis absolument convaincu que par des gestes concrets et en donnant l’exemple, un climat propice à un changement profond au sein de la population va s’installer.

Lorsque je lis le blog de M. David Berthiaume qui tente de justifier le salaire et la rémunération de départ du maire actuel, je perçois un peu mieux l’origine de sa venue dans l’arène politique. Les citoyens auront donc le choix de voter pour un partisan du statu quo et de l’actuel conseiller qui lui, a voté contre cette augmentation et avantage. En ce qui me concerne,  j’ai affirmé que mon intention était de convaincre le conseil d’éliminer cette rémunération de départ, mais aussi de réduire le nombre de conseillers à huit comme à St Georges qui a pourtant une population plus nombreuse à 32,027. Pour une telle population, le salaire du maire est de 63,487.00 $ alors je n’aurais aucun problème à ramener le salaire actuel du maire de Thetford qui est de 77,052.00 $ à un salaire de 60,000.00 $.

Ce sera à mes patrons, soit la population de Thetford, à m’accorder le cas échéant, une augmentation de salaire et non à moi de lui imposer un tel fardeau. Sur quatre années, cela représente une économie d’environ 145,000 $ incluant l’indemnité de départ éventuelle si le statu quo persiste. Pour moi, il est primordial que le premier magistrat donne l’exemple et c’est exactement ce que je compte préconiser. En rétablissant un climat de confiance parmi mes concitoyens, je serais en mesure de mettre en place les éléments essentiels à la relance de notre économie. L’effort d’une population soudée dans un même but sera ma  motivation à réussir le plus grand défi à ne jamais croiser ma route. Tout cela va débuter le 3 novembre prochain. Ce sera le moment crucial, pour tous ces gens qui désirent un réel changement, de faire un choix important pour l’avenir de Thetford.

Rediffusion | Source : Jean-Pierre Huot

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